Les Titis chez les Pictes – du vendredi 9 décembre au dimanche 11 décembre 2016

La destination était particulièrement attractive : Edimbourg (à la française), Edinburgh (à l’anglaise) ou prononcer encore «Edime-bereu» (comme les locaux) en roulant les «r» à la manière de nos bourguignons hexagonaux, la capitale de l’Ecosse faisait miroiter tous ses atouts, touristiques et ovalistiques (un match à Murrayfield) pour tenter le Titi en attente de dépaysement d’une part, et d’une belle victoire outre Jean Bouin d’autre part.

Livres sterling en poche et équipés d’adaptateurs électrique en sus (il faut bien recharger les portables), chaudement vêtus mais affichant haut les couleurs du SF, les Titis voyageurs rejoignaient en deux vagues aéronautiques la capitale des porteurs de kilts.

joueur-de-cornemuse

Prise de possession des chambres d’hôtels idéalement situées (proches du tramway, à une station du stade et ½ heure seulement de l’aéroport) à l’arrivée ponctuelle d’un vol sans souci, ne restait plus, en l’attente du grand soir dans l’arène du Scotland Rugby, qu’à se lancer à la découverte des richesses –nombreuses – de cette étonnante cité. Le propos ne consistant pas en la rédaction d’un guide touristique, il ressort toutefois des échanges avec les uns et les autres qu’ils ont particulièrement apprécié les visites : du Château d’Edimbourg qui domine la ville du haut de son promontoire de rochers noirs, du palace de Holyroodhouse (résidence officielle écossaise de la reine d’Angleterre) et, amarré à Leith, à trois kilomètres d’Edimbourg, du yacht royal Brittania, ex-résidence flottante de la famille royale d’Angleterre. Des visites à thèmes sont également à l’affiche : sortie nocturne spéciale fantômes sous les voûtes de pierre hantées de la vieille ville ou le scotch whisky expérience qui retrace la fabrication du whisky. Enfin, pour les moins enclins à déambuler dans les escaliers et les montées abruptes de la vieille ville, des circuits en bus à l’impériale sont proposés et permettent de découvrir sites et monuments, de descendre aux arrêts souhaités et de reprendre un bus lors d’un prochain passage. Enfin, le somptueux marché de Noël, à quelques pas des artères commerçantes, a permis de s’alléger de quelques pounds.

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On y circule comment à Edim-bereu ? Plutôt bien. Peu de voitures particulières, visiblement reléguées sur des parkings dédiés à la périphérie ; un tramway qui relie l’aéroport- à l’ouest-, transite par le centre-ville jusqu’à l’est, en liaison avec de nombreuses lignes de bus.

 

La durée de notre séjour ne permet pas de donner une note fiable à la gastronomie locale; les plus pragmatiques se contenteront d’avaler un plus que copieux et calorique scottish breakfast et qui permet, pour le bien du taux de cholesterol, de faire l’impasse sur le repas du midi. Les plus téméraires s’attaqueront au plat national, le haggis ou panse de brebis farcie, désormais déclinée en de multiples variantes.

Mais l’heure tourne et l’heure du kick-off approche. Le tram se teint de bleu et de rose et nous voilà installés dans le mythique Murrayfield stadium. Le résumé sportif sera court : les parisiens qui menaient 20 à 3 à la mi-temps se sont écroulés en seconde mi-temps pour perdre sur le score de 28 à 23 alors qu’Edimbourg jouait à 14 après l’expulsion de l’un des leurs. Cela poussait pourtant fort du côté du 16ème homme, on n’entendait que les chants des Parisiens.

murrayfield

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La soirée se terminera dans un pub, sorte d’institution nationale : 20 bières proposées à la pression et les frigos remplis de bières en bouteilles de toutes origines. A éviter pour qui privilégie les ambiances feutrées : plus le houblon descend et plus les voix montent ! Le vendredi soir semble constituer le moment fort de la vie nocturne et les pubs sont pleins à craquer, impossible d’espérer y manger quelque chose passé 19 h, la bière y règne en maître.

 

Déjà dimanche et le vol retour qui s’annonce. Le timing nous autorise une dernière visite, un ultime repas sur la place typique de Grassmarket (ancien lieu d’exécutions publiques) et nous sautons vite dans un taxi pour rejoindre l’hôtel récupérer les bagages, constater que le tram en direction de l’aéroport se remplit de nouveau de voyageurs portant casquettes, bonnets, écharpes et doudounes roses et bleus.

Un saut d’avion sous un ciel étoilé illuminé par la pleine lune en direction de Roissy Charles de Gaulle où les Titis se séparent… jusqu’à jeudi où nous nous retrouverons tous- ou presque- pour supporter notre SF à l’occasion du match retour.

Le mot de la fin pour remercier Cédric pour le temps consacré à organiser cette belle sortie… et puis, il n’a même pas fait froid !

Véronique et Philippe Charles

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