Voyage au pays des balbuzards

Rendez-vous était pris le vendredi soir devant Jean Bouin et, première satisfaction, pas de retardataire. Le car était là avec deux chauffeurs et le départ s’effectua à 20 heures, comme prévu.

Manu nous parlait dans tous ses mails des «balbuzards» ; ma curiosité m’a poussé à découvrir qu’en fait ce mot est la traduction française de «osprey». (Voilà pour la minute culture générale).

Avant même de monter dans le car les effluves d’un punch préparé par Damien chatouillaient nos narines. A cela s’ajoutèrent très rapidement dans l’habitacle des parfums de Ricard et de bière, ce qui déclencha une rafale de chansons pour jeunes communiants avant que l’on attaque l’hymne du Stade Français composé – comme le punch – par Damien. Le courage de ce garçon est incroyable car il a eu l’audace d’utiliser une musique d’une chanteuse galloise de Swansea comme support à son texte – dont on a retenu les célèbres paroles «cha la la la la la» avec un arrière-goût de vachettes.

Cet affront, les Gallois le lavèrent en mettant 51 points dans nos valises, mais oublions cet épisode qui fut le seul point noir de ce week-end. Toutefois il faut signaler que le climat de revendication s’était installé dans notre car où les jeunes, regroupés à l’arrière, voulaient faire payer les vieux, ratatinés à l’avant. Ces derniers n’ayant d’autre ressource que de réclamer le remboursement de la CSG. Les affrontements cessèrent avec la fatigue, et le sommeil pour certains.

Arrivés douze heures plus tard près du Liberty Stadium nous prîmes un copieux petit-déjeuner à l’anglaise, puis visite de la ville, sous la pluie et dans le vent, où des téméraires s’aventurèrent même en bord de mer. Bon je passe sur la visite, pas grand-chose à voir.

Retour en bus local et bien trempés, près du stade où notre quartier général nous permit de nous réchauffer avec quelques boissons vivifiantes (bières, prosecco, soft, etc.), en attendant l’heure d’un événement déjà évoqué.

Après ce Waterloo et le salut aux soldats roses, notre groupe se dispersa pour aller reprendre des forces dans les restaurants et pubs du centre-ville, avec tout le folklore des samedis soir propre au Royaume Uni (jeunes filles en rut et garçons en pulls de Noël).

Chargés de moult calories, retour au car (toujours sous la pluie) pour un départ vers 23 heures, ce qui nous amena à Jean Bouin vers 13h30. A noter que le voyage retour fut un peu plus calme, car les vieux étaient cassés et les jeunes un peu fatigués. La dispersion fut rapide car la pluie et les obligations de chacun nous firent zapper les échanges de bisous.

Alors, que dire de ce week-end ? Je ne sais pas pour vous, mais moi je dirai que malgré la fatigue du voyage, le temps pourri et la défaite, je suis très heureux d’avoir participé à ce déplacement où a régné une excellente ambiance, où nous avons pu connaître un peu mieux certains Titis que l’on voit habituellement sans pour autant se parler, où le rire et la bonne humeur ont toujours été présents dans des conditions un peu difficiles. Donc, si c’était à refaire, je le referais avec plaisir. C’est pourquoi j’adresse un grand merci à Manu, aux organisateurs, aux participants qui ont tous fait de ce voyage une tranche de vie dans l’esprit du rugby qui nous rassemble.

Vive le SFP, vive les Titis de l’ovalie !

ROGER

 

Les Titis devant le stade

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