Une journée en Auvergne

Le réveil qui sonne à 4h00 du mat’ me pose moins de problème que la sonnerie habituelle des matins blafards m’obligeant à aller au travail.

Coiffeur la veille, douche du matin et premier café font de moi un homme neuf prêt à affronter les délices d’un déplacement dans la préfecture du Puy de Dôme plus communément nommée Clermont-Ferrand.

Départ 4h45 pour aller chercher ma collègue dont c’est le premier match de rugby et à fortiori le  premier déplacement.

La pluie qui s’affale sur nous, semble encore plus mouillée que d’habitude. Nous arrivons les premiers, suivis du Président des Arvernes de Lutèce, association, Ô combien sympathique, qui fait le voyage avec nous.

Petit à petit, les belligérants du périple du jour arrivent, phares allumés pour les voitures et yeux éteints pour les occupants.

Jean-Pierre, chauffeur fort aimable arrive avec son bus et nous demande : «Finalement, pour le match…. c’est l’ASM contre qui ?»… L’expédition commence bien !

Départ 6h30 car, bien sûr, un titi est en retard…

Café et Brioche font le tour du véhicule, distribués par Fanfan et Moumoune. Il faut bien commencer par là.

Mais commencer n’est pas joué.

Top Chef Betty monte le curseur de l’épicurisme à un niveau supérieur.

Crêpes excellentes (alcoolisées à souhait !) et Merveilles** merveilleusement faites aussi par notre mère veilleuse Betty.

** Merveilles appelées aussi «Putain, c’ke c’est bon !»

 

Cela lui vaut un cadeau du Président (Sur ses deniers… 1€62…. Il est vraiment bien, ce mec ! J )… Une dinette aux couleurs du SF !

À peine ingurgitées, Top Chef n° 2 Judith intervient et sort de sa capuche des rillettes de thon sorties tout droit du Paradis culinaire. Un Clermontois me dit : «Quelle tuerie !».

Toutes les 2 reviendront en 2ème semaine !!!!

Sur ce, il est quand même 9h24, va falloir commencer l’apéritif.

À Mi-Chemin du Mi-Chelin, quelques verres surgissent miraculeusement dans les mains et Mlle «Maud Hération» étant dans le bus, la gaîté reste à un niveau qui peut attendre le pique-nique.

Cela nous fait patienter pour les derniers kilomètres avant d’arriver au Stade des Invincibles Bougnats. 71 matchs sans défaite à domicile… un record que nos Roses vont tenter de stopper dans quelques heures.

Nous n’en sommes pas encore là malgré l’ombre de l’antre auvergnate qui se profile.

Un fait inattendu nous attend à l’arrivée aux pieds des volcans… Il ne pleut pas ! Miracle !

Les Jaunards nous attendent ainsi que pâtés, jambons, saucissons et fromages odorants directement pris à la ferme. Le pain aussi campagnard qu’épais est aussi un vrai délice.

Retrouvailles de têtes connues, quelques bières, et la visite sympathique et attendue de nos amis du Vdv (Virage des Vieux, pour ceux qui ne connaissent pas), et l’heure du match arrive.

Direction les latérales Nord Haute (Hé oui, j’ai bien dit Haute car il a fallu actionner mes vieilles jambes ex-sportives des années 70 !). Les joueurs s’échauffent en même temps que nos voix.

L’accueil Clermontois est très souriant, et cerise sur le gâteau, le speaker annonce : «Nous saluons les supporters Parisiens des titis de l’Ovalie qui ont pris le bus très tôt ce matin, avec les Arvernes de Lutèce, pour venir supporter leur équipe». Petit moment jouissif qui fait monter un peu de fierté dans nos cœurs.

Le match commence… Vais quand même pas me faire ch…. à vous expliquer une défaite, non ?

Juste une petite digression pour noter que l’arbitre de ce match était M. Clouté…. Nom prédestiné pour arbitrer au Michelin. Me demande si la Ligue n’exagère pas un pneu !

Une autre pour signaler que nous sommes passés à la télé. À quand un César des seconds rôles ?

Sortie des joueurs. Comme les premiers ont tendance à ne pas nous dire bonjour, nous décidons de le faire nous-mêmes… et des «Bonjour Anton… Bonjour Digby… Bonjour Rémy» retentissent sur le parvis Asémiste.

Ensuite, direction vers l’enseigne d’une marque de grande chaîne de fast-food où, surprise nous croisons des joueurs du SF venus se sustenter des délices préparés par ladite chaine. Sourires et rires quand je leur dis que ce n’est pas bien du tout pour leurs corps musclés de jeunes sportifs.

Puis, vient le temps d’aller remplir nos estomacs déjà pleins. Pic et pic et nous prenons le tram jusqu’à la place Jaude.

Bon repas bien équilibré : viandes et frites.

Nous assistons à la défaite de Toulouse, chacun versant une petite larme sur les sanglots à venir de notre ami Noves.

Quelques pas de danse, un paquito tronqué, des chants avec le barman-guitariste et le bus vient nous chercher.

Il est environ 1h00 du matin quand nous partons, et je vais …..Rrrrrr…. vous raconter….zzzzzzz…le retour….Rrrrrrr…… qui a été……..Rrrrrrr…Zzzzzz….Rrrrr….Zzzzzzzz……………..

Arrivés vers 7h30 à Paris, bises de tous à chacun et de chacune à tous… et fin de cette heureuse histoire…

Fin ? Non ? Car tout le monde parti… ou presque, L’Ami Jean-Pierre, Président tant aimé des Arvernes nous fait le coup de la panne.

Plus de batterie…… et sans tambour ni trompette, il nous demande si nous avons des pinces crocodiles alors qu’il était au bord des larmes du même nom.

Heureusement, le sauveur Gaël passait par là avec pinces en coffre.

Après quelques étincelles, le moteur se dit qu’il était temps d’arrêter la plaisanterie et la dernière voiture s’éloigna définitivement.

Fin définitive de l’histoire avant qu’elle ne recommence au plus vite.

 

Pascal Thorgal

Crédit photos : Betty Vivien

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